samedi 23 février 2013


La mafia continue : Le conseil général 44 PS achète la télé régionale, les communes concernées par le projet d’aéroport de NDDL et se paie de la propagande. Total : rien que 2 petits millions d’euros…

(Commentaire de membres du CLCA en bas de « l’article »)
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Notre-Dame-des-Landes : la communication des collectivités en faveur de l’aéroport de plus en plus décriée

La nouvelle campagne de communication lancée par les collectivités locales en faveur du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas du goût de la rédaction de France Bleu Loire Océan (FBLO). Les journalistes demandent le retrait de la campagne dans un communiqué du 21 février 2013. Ce nouvel épisode intervient après la controversée « contribution financière » de 900 000 euros sur trois ans approuvée récemment par le conseil régional des Pays de la Loire en faveur de France 3
D’un coût officiel de 300 000 euros, le « plan médias » du syndicat mixte aéroportuaire se déroule du 18 au 28 février en Pays de La Loire et en Bretagne. Il cible notamment les villes de Nantes, Rennes, Angers, Saint-Nazaire, La Baule ainsi que les départements de la Mayenne, de la Vendée et du Morbihan et se décline sur les espaces publicitaires des gares et des centres commerciaux ainsi que par des encarts publicitaires dans la presse quotidienne régionale et des spots radio, notamment sur les ondes de FBLO. Il s’agit notamment de « répondre aux opposants dont l’argumentation ignore des enjeux majeur, tentant de faire croire devant la commission (ndlr : du dialogue) que le projet est inutile,… ».
Respecter une stricte neutralité- Dans une lettre ouverte adressée au PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, les 10 journalistes de la radio publique demandent « solennellement » à la direction « d’empêcher la diffusion sur notre antenne » dudit spot. « Nous estimons qu’il porte atteinte à notre travail et à notre crédibilité. Nous craignons d’en subir les conséquences sur le terrain. Sur ce sujet polémique, nous ne cessons de faire vivre le débat entre les pro et les anti-aéroport sur notre antenne, nous ne cessons de respecter une stricte neutralité, en lien avec les valeurs du service public de l’audiovisuel, nous ne cessons de résister aux pressions exercées sur nous de part et d’autre en toute indépendance. »
Mettre à l’abri de toute ambiguité - Dans sa réponse envoyée par mail jeudi soir 21 février, Jean-Luc Hees dit comprendre « les difficultés, et c’est un euphémisme, que ce message pourrait entraîner dans votre travail quotidien ». Mais il leur oppose les « règles très strictes concernant notamment la notion de refus de vente » et estime que « les assurances que vous a adressées votre délégué régional quand à l’encadrement de ce message sont de nature à vous mettre à l’abri de toute ambiguité vis-à-vis de ce dossier ». Le texte du spot a ainsi été légèrement modifié pour mieux respecter la neutralité de la rédaction.
900 000 euros sur trois ans - Ce nouvel épisode intervient après la controversée « contribution financière » de 900 000 euros sur trois ans approuvée récemment par le conseil régional des Pays de la Loire en faveur de France 3 : ce « partenariat » est lui aussi contesté par une majorité de journalistes estimant insuffisants les garde-fous protégeant leur indépendance éditoriale
En novembre 2012, il y a aussi l’épisode de la publication, toujours par le syndicat mixte aéroportuaire, d’un appel d’offres pour des « prestations d’action de lobbying » réparti en deux lots : « présence dans les médias sociaux » et «relations presse ». Cet appel d’offres sera finalement annulé par le président du syndicat, le socialiste Jacques Auxiette, après l’envoi par les militants anti-aéroport de centaines de demandes d’envoi du dossier.
Enorme - A combien s’élèvent les dépenses de publicité des collectivités en faveur de Notre-Dame-des-Landes depuis le débat public de 2003 ? De l’aveu même de Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) de Loire-Atlantique et l’une des figures du mouvement d’opposition, il est difficile de le savoir. « On peut juste dire que c’est énorme. Bien sûr, il y a la ligne budgétaire communication du syndicat mixte mais il faut lui ajouter la mobilisation des cabinets des différents collectivités, leur propres communications à travers les magazines, etc.
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Le « partenariat » entre France 3 et la région des Pays de la Loire jette le trouble

La collectivité versera une « contribution financière » de 900 000 euros sur trois ans à la télévision publique, à charge pour celle-ci de « mieux » valoriser le fait régional. La convention passe mal dans les rangs de l’opposition et suscite le débat au sein de la rédaction.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps en Pays de la Loire pour voir l’une des préconisations du « document d’orientation stratégique » de France Télévisions se concrétiser.
Dévoilée le 31 janvier 2013 par Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, la feuille de route de France 3 évoque des « modalités éventuelles d’intervention des collectivités locales, voire d’acteurs privés présents localement ».
Le lendemain, vendredi 1er février, l’assemblée régionale approuvait une subvention annuelle de 300 000 euros pour les trois prochaines années dans le cadre d’une convention de partenariat qui vise à « développer une offre télévisuelle de service public répondant mieux aux attentes des habitants ».
Mention et logo - L’accord stipule que « la forme et l’écriture des programmes seront diversifiées, laissées à l’initiative de France 3 Pays de la Loire et placées sous le contrôle éditoriale de la chaîne ».
Cette dernière s’engage, « dans le respect de son indépendance éditoriale », à « favoriser l’analyse et la compréhension des enjeux locaux », à « rendre compte de la vie publique du territoire selon une approche pluraliste », à « suivre les manifestations et évènements dans lesquels la région est impliquée », etc.
Les génériques d’ouverture et de fin des émissions comporteront une mention ad hoc ainsi que le logo de la collectivité.
Pour Jacques Auxiette, président socialiste de l’assemblée, « cette convention prolonge la politique régionale audiovisuelle d’accompagnement des télévisions locales, qui existe depuis plusieurs années déjà, afin de mettre en valeur des sujets d’intérêt régional ».
Il s’agit « de cofinancer, en toute transparence, certains programmes régionaux en aidant leur production, comme nous le faisons déjà par ailleurs pour la réalisation de certains suppléments de presse écrite ou la diffusion de programmes radiophoniques », poursuit l’élu.
Peser sur les médias ? - L’opposition ne partage pas cet avis. « Il n’est pas dans les compétences régionales de financer une télévision publique, sauf à penser qu’il s’agit de vouloir peser sur les médias », souligne Danièle Rival pour l’intergroupe UMP-MPF-UDI.
« Nous revient-il vraiment de financer le budget de France 3 alors que le gouvernement demande au président de France Télévisions de réduire ses dépenses ? » interroge François Pinte (UMP).
Le malaise est également sensible à la rédaction, tenue à l’écart des discussions par une direction qui, dans un mail, présente l’accord comme une opportunité pour « élargir le champ des possibles ».
Même s’il n’est pas question pour une majorité de journalistes de rejeter formellement la subvention en ces temps de rigueur.
Mais l’insuffisance de garde-fous vis-à-vis de l’indépendance éditoriale est pointée par la plupart.
Territoire du Premier ministre - Le sujet est d’autant plus sensible qu’il s’agit du territoire du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dont l’actualité est, depuis plusieurs mois, dominée par le projet très contesté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Un dossier défendu âprement par Jacques Auxiette.
« Il nous sera difficile d’être critiques à l’égard de notre financeur ou encore de proposer un beau documentaire sur la ZAD », estime un reporter.
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Notre-Dame-des-Landes. Un million pour les territoires accueillant l’aéroport

La Région attribue cet argent à la communauté de communes d’Erdre et Gesvres, pour « accompagner » ce territoire dans l’accueil du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
La Région des Pays de la Loire a attribué, lundi, une somme d’un million d’euros à la communauté de communes d’Erdre et Gesvres. C’est sur ce territoire que le futur aéroport doit être construit, à Notre-Dame-des-Landes. Cette collectivité a toujours affirmé son opposition au projet.
« Par notre contrat de territoire, signé avec la Région, nous touchons 700 000 € par an. Là, il s’agit d’une enveloppe complémentaire d’un million, pour cette année », explique Jean Goiset, président socialiste de la communauté de communes Erdre et Gesvres. Il semble que ce million soit motivé, par le conseil régional, pour accompagner ce territoire dans l’accueil du futur équipement aéroportuaire. Contactée par Ouest-France, la Région Pays de la Loire n’a pas répondu à nos demandes d’explications.

ACHETER DES OPPOSANTS ?

Mais Christophe Dougé, élu régional écologiste, relève, dans un communiqué, que cet argent débloqué pour Erdre et Gesvres « ne prépare pas l’accueil (de l’aéroport) puisqu’aucun projet ne concerne directement ou indirectement la plateforme ou ses dessertes ». Alors il imagine des intentions plus politiques de la part de la Région dans le sens de cette « dotation » : « La manne financière ainsi débloquée viserait-elle à faire accepter un nouvel aéroport à une population et à des élus qui n’en veulent pas ? » Autrement dit, ce million d’euros a-t-il l’ambition d’« acheter » la bienveillance des élus et habitants d’Erdre et Gesvres opposés au projet ?
« Clairement non ! rétorque Jean Goiset. On ne se fait pas acheter. Bien sûr, c’est appréciable pour un territoire peu riche. Mais un million pour douze communes et 55 000 habitants, ce n’est quand même pas disproportionné ! On ne culpabilise pas de recevoir ce million, et cet argent ne change en rien notre opposition à l’aéroport. Car il faut bien comprendre que si cet aéroport doit se faire, notre territoire en subira les inconvénients, donc il est normal d’obtenir des compensations pour limiter l’impact négatif, défendre notre territoire et accompagner le développement de ce secteur. Cela fait plusieurs années que nous sollicitons les porteurs du projet pour bénéficier de mesures d’accompagnement. »
Indépendamment du transfert de l’aéroport, le secteur d’Erdre et Gesvres voit déjà sa population augmenter aux portes de la métropole. « Avec l’aéroport, cette poussée démographique risque de s’accélérer. Nous avons besoin de mettre nos équipements à niveau. » L’argent participera au financement des projets communautaires : deux centres aquatiques, des structures d’accueil de la petite enfance, une filière bois et des liaisons douces.
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N.B du CLCA : on sait que la plupart des élu-e-s de la CCEG font semblant d’être opposé-e-s à l’aéroport. Ils ont été élu-e-s sur ces positions là, mais comme la majorité des élu-e-s locaux, ils sont bien contents de pouvoir avoir un peu plus de fric pour augmenter la taille de leur commune (ce qui augmente leur salaire et leur réputation…auprès de qui?). Le fait de les acheter va donc un peu plus les réduire au silence. Rien de bien nouveau.
Du côté de France 3, la censure et l’auto-censure (une source interne nous le confirme) sont déjà à l’oeuvre, tout comme dans tout bon journal mainstream qui se respecte d’ailleurs. Le fait de les acheter ne fera qu’augmenter le phénomène déjà en cours, voire même de faire encore de beaux articles de propagande (et merdiques) pour les mafieux promoteurs de l’aéroport. Voir cet article d’un journaleux/mafieux de France 3, pour exemple :
Pour le plan comm, cela fait déjà des années qu’ils en usent de nouveau sans grand effet, à part de donner à des camarades de quoi faire de très sympas détournements. 
En fait, ce qui est vraiment fort dans cette histoire, c’est que les autorités PS ne se cachent plus dans leur entreprise mafieuse, de collusion d’intérêts et d’achat de la presse et des collectivités légèrement désobéissantes. Et aussi un peu de voir la somme dépensé pour cela alors que ces mêmes nous assènent qu’il n’y a plus de sous dans les caisses, et qu’il va falloir réduire les prestations sociales des collectivités !
Ce qui est le plus fou, c’est que dans un pays sous dictature, ce fait serait passé pour un fait dénonçable mais faisant partie du système, donc pas de grand émoi. Et là on a peu près la même réaction ici… c’est étrange…démocratie vous avez dit? Consentement à la mafia généralisé?
Pour quand même finir sur une note positive, on sent que si ils mettent autant le paquet sans aucun scrupules, c’est qu’il y doit y avoir une crispation de plus en prononcée sur le dossier. Le Gouvernement en bout de piste ? :)
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Appel à occupations agricoles sur la ZAD

vendredi 25 janvier 2013, par zadist
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Seme ta ZAD

Après plus de 40 ans de combat contre l’aéroport et plus de 3 ans d’occupation sur le terrain, nous paysan.e.s en lutte, habitant.e.s qui résistent, compagnon.e.s venu.e.s de toute la planète... avons préservé les terres de la ZAD du saccage aveugle et de l’urbanisation stérile. Plusieurs générations de paysan.e.s ont façonné le bocage et l’histoire autour de Notre Dame des Landes. A travers les combats syndicaux des travailleurs et travailleuses paysan.e.s, jusqu’à la bataille contre l’aéroport, l’esprit de résistance s’est transmis dans cette région. Pourtant sous la pression de l’état, certain.e.s habitant.e.s et exploitant.e.s agricoles ont été contraint.e.s de céder leurs terres à Vinci. Actuellement 250 Ha sont libres.
Ensemble nous garderons ces terres et nous continuerons à les cultiver collectivement !
Nous sommes déjà nombreu.x.ses à nous organiser sous diverses formes collectives, mais il reste de la place pour d’autres projets. Nous invitons les paysan.e.s sans terre de tous horizons à nous rejoindre sur la ZAD. Pour que les cultures puissent commencer au printemps, nous vous proposons de réfléchir dès maintenant à ces installations de long terme. En respectant cette terre d’accueil venez vous installer avec vos envies, vos outils et votre « cabane de jardin », c’est réellement un des meilleurs moyens de lutter.
Voici quelques idées de projets agricoles qui pourraient s’implanter ici : Reforestation – Arboriculture - Maraîchage – Agroécologie – Permaculture - Productions de Légumineuses et de Céréales – Boulange – Brasserie - Plantation de Fleurs et de plantes médicinales – Elevage de consciences – Apiculture - Traction Animale … Culture et élevage de variétés et de populations en voie de disparition… Cette zone d’autonomie aura également besoin de compétences artisanales : Travail du bois, de la forge, de la poterie, du textile et de compétences dans les énergies renouvelables.
Pour préparer votre installation collectivement, informez-vous sur zad.nadir.org/semetazad ou contactez nous à semetazad@riseup.net
Nous luttons ici contre un projet d’aéroport polluant mais plus largement contre le pillage de la Terre et la privatisation du vivant. Par nos modes de vie et nos actions, nous sommes aussi concrètement en lutte contre les pratiques de l’agriculture productiviste sous perfusion européenne, qui gave les animaux et les humains : d’ogm, d’engrais, de pesticides, de produits chimiques… Nous luttons contre la contamination des sols, des eaux, du monde vivant, de l’atmosphère, contre le bouleversement climatique… contre la destruction de l’agriculture vivrière partout dans le monde, qui fragilise les sociétés humaines et entraîne des famines, contre les lobbys agro-alimentaires qui contraignent les agricultrices et agriculteurs à l’endettement, à la production normalisée, à la course au rendement et l’ensemble de l’humanité à une insensée dépendance au pétrole pour se nourrir.   La résistance au cataclysme capitaliste passe par l’indépendance alimentaire locale. Nous sommes nombreu.x-ses à défendre cette terre pour qu’elle ne soit pas dévastée et nous continuerons à la défendre pour qu’elle ne redevienne pas un produit marchand pollué. Nous voulons que l’eau, la terre, se loger, se nourrir sainement, soient accessibles et gratuits pour toutes et tous. Nous invitons les personnes engagées dans ces combats, à créer des agri-collectifs autonomes et solidaires sur la ZAD, pour que nous développions ensemble, progressivement, notre autonomie alimentaire et notre diversité culturelle.   C’est la multitude des cultures, des expériences de vie et de lutte qui font la richesse de la ZAD. Montrons aux parasites politiques que la croissance fertile est ici. Pour que cette énergie vitale s’épanouisse, nous continuerons à nous enraciner ici et à polliniser le reste de la Terre.
Le 13 Avril 2013, en relation avec la journée mondiale des luttes paysannes, nous appelons toutes les personnes qui soutiennent notre mouvement à participer à une grande manifestation de mise en culture des terres de la ZAD
« L’Assemblée Paysanne Sème Ta ZAD »

Suite de l’Appel

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » Déclaration des droits de l’homme et de la femme du 24 juin 1793 - Article 35
Nous n’avons pas choisi de nous insurger par plaisir, ni par haine, mais parce que l’humanité n’a plus d’autre choix que de changer de comportement pour assurer sa survie. Nous sommes à un tournant de l’histoire de la vie sur Terre. En moins de deux siècles l’hyperactivité humaine a mis en péril 3,5 millions d’années d’évolution de la vie. Nous sommes, en ce moment même, responsables de la 6ème extinction de masse des espèces vivantes. C’est pourquoi sur la ZAD et ailleurs, nous préparons le terrain pour que 7 – 8 – 9 – 10 … milliards d’êtres humains puissent atterrir, vivre libres, égaux, et en harmonie avec le reste du vivant. Il y a urgence et nous invitons les personnes qui nous entendent à s’organiser localement pour que l’activité humaine puisse avoir un impact bénéfique et non pas bénéficiaire sur son environnement.
Il fut un temps où les droits de l’homme, de la femme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, étaient des revendications portées par un courant politique nommé socialisme... Il serait temps que celles et ceux qui se réclament de cette idéologie se questionnent sur les raisons de leur usurpation historique et les conséquences de leurs actes sur l’humanité et sur la planète. Nous observons depuis longtemps le monde autour de nous, que ce soit sur le plan politique, social, économique, environnemental… le modèle de développement qui nous est imposé, démontre chaque jour qu’il est en perdition. Nous n’attendons plus rien des promesses de ce pouvoir hégémonique archaïque. Nous refusons de nourrir et d’enrichir par nos activités et notre consommation, des exploiteurs exploiteuses, patrons, patronnes, des banques, des forces de l’ordre qui protègent les intérêts des pouvoirs politiques et financiers qui nous mettent en danger... Nous voulons l’abolition du contrôle hiérarchique q’illes font régner à tous les niveaux. Les idéaux qu’illes essayent de nous vendre sont corrompus. Nous ne croyons plus aux discours de celles et ceux qui ne mettent pas les mains dans la terre et qui ne connaissent que les campagnes politiques ou publicitaires ; Nous ne voulons plus de leur désinformation, de leur parodie de progrès, de leur technolobotomie. En toute conscience nous voulons utiliser les connaissances techniques et scientifiques, uniquement pour vivre plus sobrement plus doucement et pour mettre fin à ce système autodestructeur. Nous préférons cultiver nos énergies vivantes plutôt que de succomber aux énergies fossiles.
En vivant sur la ZAD nous voulons lutter contre toutes formes d’aliénation. Nous avons commencé à prendre nos vies en main et à expérimenter d’autres façons de vivre. Nous voulons connaitre nos voisins et voisines, tisser des liens avec les villes environnantes et les luttes qui s’y mènent. Nous voulons prendre le temps de faire des choses ensemble, sans écrans interposés. Nous aimons manger et partager une nourriture bonne et sans label, qui soit le fruit de nos convictions. Nous voulons également que le travail devienne une joie partagée et diversifiée. Nous voulons nous épanouir pleinement et ne pas nous cantonner à un rôle sclérosé 35h par semaine. Nous ne voulons pas attendre d’avoir des diplômes et des autorisations pour agir. Nous ne voulons pas devenir des entrepreneurs et entrepreneuses mais plutôt des entredonneurs et entredonneuses. Et s’il fallait encore transiger avec la sacro-sainte illusion de propriété, convenons que la terre et les ressources naturelles sont des biens précieux qui appartiennent à tout le monde et surtout qu’il nous appartient d’en prendre soin. Nous dénonçons l’impérialisme commercial qui régente nos vies et ravage la planète, l’irresponsable compétition internationale et l’instrumentalisation des nationalismes. Ici nous créons une base pour que prolifèrent de véritables échanges internationaux, pour faire sauter les frontières. Nous voulons que la ZAD continue à être une zone multiculturelle expérimentale, libre, ouverte fondée sur le partage d’opinions, de connaissances de savoirs faire et sur l’entraide. Nous avons des rêves et nous lutterons pour les cultiver ici et partout.
Pour toutes ces raisons et pour réaliser toutes ces envies, nous revendiquons la reprise légitime des terres que l’ETAT / VINCI a usurpé à l’humanité et au monde vivant.
Depuis le début de l’occupation de la ZAD il y a 5 ans, les maisons abandonnées ont palpité, les cabanes ont fleuri, les potagers et les jardins collectifs ont foisonné. Pas de plan d’austérité ici, malgré notre défiance de l’argent, la vie a prospéré sur la ZAD. Au printemps 2011, à l’appel de Reclaim the Fields [1] nous étions mille à manifester, outils à la main, pour défricher un terrain et y installer le collectif du Sabot. Les légumes ont nourri notre lutte pendant un an et demi. Pour nous encourager le gouvernement a envoyé sa commission de dialogue casquée et armée. Le potager a été arrosé aux lacrymos et la cabane collective détruite. Presque tous les lieux où nous avions engagé nos vies ont été rasés, la répression militaire y a fait rage et nous fout encore la rage ; encore une exemplaire démonstration de la violence d’état. L’opération « Caesar » est un succès, nous restons ! Nous restons parce que nous avons de notre côté la vie, la création, l’émancipation et la responsabilité de l’avenir. Grâce au soutien du monde entier nous sommes plus que jamais déterminé.es à continuer. Ils ne pourront pas tou.te.s nous arrêter.
En novembre 2012 nous étions des dizaines de milliers à manifester et à reconstruire pour sauvegarder les terres de la ZAD et pour exprimer notre détermination face au pouvoir, qui voudrait, comme à son habitude, étouffer « démocratiquement » nos opinions.
Aujourd’hui nous sommes heureu.x.ses de vous annoncer que les saboteureuses ont déjà fait de nombreux rejetons !
Au printemps 2013, même si ce pouvoir espère encore piétiner nos vies, quoi qu’il arrive, cette lutte qui s’est largement propagée, fleurira de plus belle. Au printemps nous vous appelons tou.te.s : « semeureuses volontaires » à venir avec vos pelles, vos graines, vos plants et votre joie de vivre pour ensemencer la ZAD.
En écho à toute la solidarité que nous avons rencontré, nous voulons à notre tour alimenter dès que possible des cantines populaires, nourrir d’autres luttes et partager le goût d’espérer.
« L’Assemblée Paysanne Sème Ta ZAD »

Aujourd’hui, je marche avec les Zadistes

vendredi 8 février 2013, par zadist
Ce week-end, c’est décidé, même si le ciel pactise de nouveau avec les magnats de la botte caoutchoutée, j’irai marcher, guidé par les Zadistes, ces résistants au projet inutile d’un aéroport bétonné, au coeur du bocage de Notre Dame des Landes.
Comme toutes les luttes qui m’ont aspiré depuis ma 1ère manif ( avant 68 !), mes motivations restent les mêmes : une vie meilleure pour l’être humain sur notre planète . J’ai toujours trouvé indispensable d’associer ce rêve au combat de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Alors, quand un pouvoir d’état à coups de subtilité,fût-elle démocratique, impose et organise le pillage de 1500 ha de terre agricole…, quand des politiques , fussent-ils élus, délèguent la réalisation de leur projet mégalomaniaque à Vinci, société financière au modèle d’un capitalisme moderne, alors , je sens que participer à l’insurrection aéroportuaire me sera salutaire.
Aujourd’hui je marche avec les Zadistes. Au rendez vous , à Notre Dame des Landes, nous sommes 22…v’là les flics….. Non, Non, eux, ils sont bien plus nombreux. Ils bloquent toutes les entrées et sorties goudronnées de la Zone A Defendre. Evidemment, ils nous ont contrôlés avec toute la connerie de leur zèle. Aujourd’hui 2 février, ils ont même le droit, grâce à une photocopie d’un arrêté signé par le procureur(?) de fouiller les voitures et de contrôler l’identité des passagers . Des robots obéissant aux ordres des intérêts financiers , via l’état ! Ca pue ! Heureusement , fiers et joyeux, déterminés à faire reculer tous ces larbins nous sommes 22 dont la moitié vivant à plein temps intra-Zad. Nous partons du Nord-Est, bien au-delà du projet, sur la commune de Granchamp, pour évaluer tous les aménagements, drains des consommateurs, soit,ronds points, échangeurs, déplacements des lignes à haute tension et tutti quanti. Le pillage de la terre, et la privatisation du vivant est aussi à l’extérieur des 1500 hectares. Notre guide, disons Zadig, nous l’explique cartes et bornages à l’appui.
Nous traversons le bocage, petites prairies, entourées de haies d’ajoncs et d’arbres, l’eau ruisselle partout, nos bottes fusionnent avec la boue….elles adorent ! Heureusement nos mollets les ramènent à la décence, aidés souvent par nos compagnons de rando-zad, comme pour les passages de barbelés, moments précieux où les langues se délient. J’apprécie la spontanéité et la franchise des zadistes qui nous guident d’un lieu de vie à un autre, soit des installations précaires, groupées ou isolées dans la forêt, sur les collines ou même au bord des chemins ou routes entrant dans la zone. Ce sont des cabanes terrestres ou aériennes construites avec des branches, des planches, des tôles et des baches. Certaines sont de vraies oeuvres d’art, telle cette cabane en planches au toit de tôle, coincée dans un arbre à 15 mètres de hauteur en forme de nichoir pour oiseau géant qui aurait droit, comme ses collègues 15 fois plus petits, à son entrée circulaire ; ou bien ce palace sur palette, cabane ronde, rêve de Laponie. Elles sont isolées ou groupées. Quelquefois,après le passage des larbins pilleurs de terre, elles ont été exécutées. Restent leurs viscères et leurs squelettes. Alors la nostalgie de nos guides, anciens locataires apparaît. Mais cette mélancolie s’envole vite, la puissance du refus de ce projet inutile venant bétonner cette terre, est plus fort. Nos compagnons, squatteurs et squatteuses, feront corps avec l’environnement du pays jusqu’au grand soir de la victoire.
Cette noble cause est-elle seule responsable de cette volonté naturelle à nous transmettre leur humanité, leur chaleur, leur joie de partager leurs expériences de vie commune ? Ou bien est- ce leur volonté de vivre avec d’autres règles que celles de l’individualisme croissant de notre organisation sociétale officielle, qui les entraine à inventer une autre vie communautaire ? La marche remue les méninges, nos introspections s’extériorisent. Je suis surpris de l’ironie que déclenche ma confiance en l’Homme, que j’espère moins mauvais s’il vivait dans une société plus juste.
Cette idée m’a encore porté pour marcher avec les zadistes. J’intègre leurs luttes à tous les combats anticapitalistes. De leurs convergences et de leurs victoires, naîtront la conscience de nôtre force à imaginer une autre vie commune . Mes compagnons de marche l’ont déjà inventé à N.D.D.L.
Ils la pratiquent sous forme d’un collectif autonome et solidaire où déjà ils donnent l’exemple qu’une autre vie est possible. Sur la zone occupée règnent la multiculturalité, le partage des opinions et des savoirs, l’entraide, l’imagination, le rêve et même l’utopie ( l’envie de la maison-nichoir ! ). Je me sens heureux et honoré d’être aujourd’hui avec eux. Je vois toutes ces résolutions dans leurs yeux. Ces grands enfants séduisent le grand-père que je suis. Leur détermination à sauver ce bocage peut symbolser tous mes espoirs. En même temps qu’ils caillassent un lobby financier, ils inventent un autre monde. Respect Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs les Zadistes. Vous êtes les Révolutionnaires du XXI ème siecle, et je vous aime !
Aujourd’hui, en plus de marcher avec les zadistes, j’ai pris ma vie en main,en participant à la défaite certaine d’un lobby capitaliste. Merci
A Saint Clément, le 05 02 2013
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vendredi 22 février 2013

Huitième rendez-vous mensuel : samedi 23 février à 15h, place Royale à Nantes.

AÉROPORT, MÉTROPOLE, EXIGEONS L'ARRÊT IMMÉDIAT.


Impossible ces derniers temps de vivre dans l'agglomération nantaise sans savoir que le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes est de plus en plus contesté.

On veut nous faire croire que les investissements seraient raisonnables et maîtrisés. Tout cela alors que l'Etat est à la recherche d'argent, que les collectivités territoriales et surtout ses habitantEs se serrent la ceinture, que l'industrie subit plan social sur plan social.

Plus que l'aéroport en lui même, c'est aujourd'hui tout un projet de société qui est remis en question. Loin des délires de développement des barons locaux vieillissants, qui se disputent l'attractivité financière de leur mégalopole respective, c'est toute la question de l'organisation de nos vies qui est remise sur la table.

METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D'ARRÊT DÉCISIF !

Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d'aéroport. Par son coût et par son développement, ainsi que par les choix associés, il conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint.
Concrètement, il n'est tourné que vers le profit et décidé hors de tout cadre démocratique.

Ce projet d'aéroport n'est qu'un maillon dans une vision plus vaste d'aménagement d'une métropole ininterrompue de Nantes à Saint- Nazaire. Nous ne voulons pas de cette ville programmée, hygiéniste, de la mort des quartiers, d'un centre-ville en carton-pâte et d'une ville marketing. Nous ne voulons pas d'une échelle urbanistique toujours plus grande, consommatrice d'espaces et non propice aux rencontres. Nous ne voulons pas d'une ville qui ne nous appartiendrait plus, où le constructeur a priorité sur l'habitant.

Réapproprions-nous la rue, faisons jouer notre droit et plus si nécessaire. Opposons nous à l'urbanisme fonctionnaliste et réducteur de libertés que tentent de nous imposer les décideurs !

Collectif Nantais Contre l'Aéroport
cnca@riseup.net

On se souvient qu’en décembre Jacques Auxiette, président PS des Pays de la Loire avait lancé 2 appels d’offre ( près de 200 000 euros au total) pour recruter des pros de la  chargés de propager la bonne parole sur le futuraéroport de Notre-Dame-des-Landes ( voir 120 000 euros pour promouvoir l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur le web).
900 000 euros pour la propagande de l' aéroport de Notre-Dame-des-LandesDix jours plus tard, face au tollé,Jacques Auxiette faisait machine arrière. Il vient de trouver ( à peine) plus subtil: arroser la principale chaîne de télé locale.
Le 13 mars, il va signer une convention de partenariat avec France Télévisions pour “valoriser le fait régional” et “favoriser l’analyse et la compréhension des enjeux locaux“. Et pour cela il offre900 000 euros, répartis sur 3 ans, à France 3 Pays de la Loire. Du jamais-vu. Un comité de pilotage, composé de 2 représentants de la région et 2 autres de la chaîne, veillera au grain: “La Région peut procéder à tout contrôle ou investigation qu’elle juge utile pour s’assurer du respect des engagements.” D’ailleurs, elle se réserve “le droit d’exercer un contrôle sur pièces et sur place, qui consiste en un examen de l’ensemble des pièces justificatives relatives au coût de l’action subventionnée“. Et, si ça ne marche vraiment pas, elle pourra toujours “résilier le présent contrat de façon anticipée pour motif d’intérêt général“.
Comment, après pareil cadeau, les journalistes pourront-ils se permettre un reportage critique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? “ça n’a strictement rien à voir avec l’aéroport, c’est un pur procès d’intention que vous nous faites. Demandez donc aux journalistes ce qu’ils en pensent“, s’émeut la direction du cabinet du président du conseil régional.
Justement, demandons-leur: “Ce n’est pas des couleuvres qu’ils veulent nous faire avaler, ce sont des anacondas“, répond un journaliste, qui tient à rester anonyme. “Déjà qu’on ne parlait pas beaucoup du projet d’aéroport dans nos journaux télévisés, mais alors-là, franchement, j’ai très très peur de ce qui va nous arriver.” Et Fabienne Labigne, déléguée syndicale CGT antenne France 3 Pays de la Loire, de renchérir: “Ce qui nous choque, c’est l’absence de garde-fous et les risques qui pèsent sur notre indépendance éditoriale.” Du côté de la direction de la chaîne, on promet de “rester vigilant“. Pas sûr que cela suffise…
En parallèle se déroule jusqu’au 28 février une offensive carrément publicitaire, celle-là, menée par le syndicat mixte aéroportuaire – dont le patron n’est autre que Jacques Auxiette -, avec campagne et affiches pro-aéroport “Un vrai + pour tous” dans les gares de Nantes, Angers, Rennes, dans les centres commerciaux, pubs dans les quotidiens et les radios locales. Coût: 300 000 euros.
Pour convaincre les récalcitrants, on ne lésine pas, même en pleine période de rigueur…
source: le canard enchainé
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NDDL : fronde à Radio France contre la publicité pro-aéroport

22 fév Pour enrayer la montée en puissance dans l’opinion des arguments des opposants à l’aéroport, les présidents des collectivités favorables au projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame des Landes (Pays de Loire, Bretagne administrative, Nantes Metropole, Carene, Cap Atlantique, mairie de Nantes, CG44) ont décidé d’une campagne de publicité de 300.000€ qui devrait être diffusée par radio, affichage et voie de presse.
Logo_france_bleu_loire_oceanSeulement, cette campagne de propagande aéroportuaire commence à connaître ses premières difficultés. En effet, les journalistes de Radio France Bleu Loire Océan s’insurgent et ont envoyé une lettre au PDG de Radio-France, Jean-Luc Hees. Ils estiment que le spot publicitaire favorable à l’aéroport « porte atteinte à [leur] travail et [leur] crédibilité » et qu’ils risquent d’être perçus comme agents d’un média favorable à l’aéroport, et donc « d’en subir les conséquences sur le terrain » vis-à-vis des opposants.  Les journalistes titulaires assurent « ne cesser de faire vivre le débat […] ne cesser de respecter une stricte neutralité […] ne cesser de résister aux pressions » exercées de toutes parts sur eux et ne peuvent comprendre comment la direction puisse accepter le passage d’une telle campagne de publicité « sauf à considérer qu’elle vaut plus que [leur] travail ». Les journalistes craignent en outre que leur indépendance ne soit rognée comme pour leurs collègues de France 3 Pays de Loire, qui va être subventionnée à hauteur de 900.000€ sur trois ans par la région administrative, officiellement pour la « création de nouveaux programmes » et plus prosaïquement dans le but de maîtriser la communication sur des sujets aussi sensibles que peuvent l’être la réunification Bretonne ou l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

Remise en cause de la neutralité du service public
Depuis hier, la fronde locale des journalistes de Radio France Bleu est soutenue par la CGT de Radio France, qui a envoyé une lettre très critique au président de Radio France. « Surprise » et « choquée » par la diffusion prochaine de ce spot publicitaire favorable à l’aéroport pendant une semaine, la CGT Radio France rappelle qu’au vu du sujet polémique, « il ne s’agit pas d’une campagne anodine » et qu’elle va « remettre en cause la neutralité que se doit de respecter le service public » et « ruiner la crédibilité » et les efforts des journalistes de la station.Par conséquent, la CGT de Radio France demande au président de la station « d’intervenir pour que la campagne ne soit pas diffusée », préférant un éventuel préjudice financier à l’atteinte à l’indépendance de la radio.

Projet d’Etat contre Etat de droit
Un panneau opposé à l'aéroport réalisé par les membres du comité citoyen de Blain.
Un panneau opposé à l’aéroport réalisé par les membres du comité citoyen de Blain.
Les vicissitudes de la campagne de publicité – et, au-delà, du projet d’aéroport – rappellent la difficulté de conduire des projets d’Etat dans le cadre d’un Etat de droit, si l’on part du principe, comme il est de coutume historique en France, que l’illégalité interne doit primer. En effet, le projet de transfert de l’aéroport de Nantes – qui était d’abord une « simple » opération d’urbanisme à l’échelle de la grande métropole de Nantes-Saint-Nazaire, est devenu aujourd’hui un projet d’aménagement du territoire d’intérêt national dont le porteur est aussi Premier Ministre. Difficile d’imaginer pire confusion des pouvoirs et meilleure couverture pour un enfumage caractérisé des citoyens et des investisseurs à la fois sur les prévisions de rentabilité  et de fréquentation de la nouvelle infrastructure, si elle est réalisée.L’on sait depuis des années que le projet d’aéroport est illégal en droit français depuis 2008, qu’il contrevient à trois directives européennes et qu’il risque de conduire la France à une condamnation par les instances judiciaires européennes. Qu’importe le droit, qu’importe les lois – y compris celles, européennes, que la France s’est engagée à respecter vis-à-vis des autres états de l’Union – puisque le Premier Ministre désire son aéroport.
Mais après s’être heurté à une mobilisation citoyenne de plus en plus forte puis au droit de l’environnement et de l’urbanisme, il se heurte maintenant aux principes généraux du service public. Ceux qui, justement, ont été théorisés dans les années 1920 par le professeur Rolland et qui ont pris force jurisprudentielle sous l’action du Conseil Constitutionnel et du Conseil d’Etat depuis les années 1950. Ainsi, depuis la décision du Conseil Constitutionnel duy 18 septembre 1986 (Liberté de communication), l’obligation de neutralité du service public (et de ses agents) est reconnue comme un principe fondamental, corollaire de celui de l’égalité dans son accès et devant son organisation.
Il apparaît donc probable que la campagne de publicité favorable à l’aéroport ne puisse dérouler légalement sur les médias du service public. Si, comme l’affirment les porteurs du projet, l’aéroport de Notre-Dame des Landes résulte d’une demande générale, c’est donc à ces citoyens favorables de passer sur les médias dont ils disposent la campagne de publicité favorable à l’aéroport. Rappelons qu’il existe une seule « association citoyenne » favorable au projet, l’ACIPRAN, dont les bureaux sont à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Loire-Atlantique. Contre près de 200 comités de lutte citoyens contre l’aéroport dont une dizaine en Loire-Atlantique et des milliers d’habitants du département mobilisés chaque jour contre le projet.

lundi 4 février 2013

ARRIVEE DES MARCHEURS DE NICE

Les marcheurs de Nice partis début décembre arrive à Montaigu le mardi 05 Février
le jeudi 07 Février marche Montaigu -Clisson départ 8h00 place de la mairie
le vendredi 08 Février Clisson -Rezé départ 8h00 devant la mairie