Huitième rendez-vous mensuel : samedi 23 février à 15h, place
Royale à Nantes.
AÉROPORT, MÉTROPOLE, EXIGEONS L'ARRÊT IMMÉDIAT.
Impossible ces derniers temps de vivre dans
l'agglomération nantaise sans savoir que le projet
d'aéroport de Notre Dame des Landes est de plus en plus
contesté.
On veut nous faire croire que les investissements seraient
raisonnables et maîtrisés. Tout cela alors que l'Etat est
à la recherche d'argent, que les collectivités
territoriales et surtout ses habitantEs se serrent la
ceinture, que l'industrie subit plan social sur plan
social.
Plus que l'aéroport en lui même, c'est aujourd'hui tout un
projet de société qui est remis en question. Loin des
délires de développement des barons locaux vieillissants,
qui se disputent l'attractivité financière de leur
mégalopole respective, c'est toute la question de
l'organisation de nos vies qui est remise sur la table.
METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D'ARRÊT
DÉCISIF !
Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous
sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet
d'aéroport. Par son coût et par son développement, ainsi
que par les choix associés, il conditionnera un mode de
vie toujours plus encadré et contraint.
Concrètement, il n'est tourné que vers le profit et décidé
hors de tout cadre démocratique.
Ce projet d'aéroport n'est qu'un maillon dans une vision
plus vaste d'aménagement d'une métropole ininterrompue de
Nantes à Saint- Nazaire. Nous ne voulons pas de cette
ville programmée, hygiéniste, de la mort des quartiers,
d'un centre-ville en carton-pâte et d'une ville marketing.
Nous ne voulons pas d'une échelle urbanistique toujours
plus grande, consommatrice d'espaces et non propice aux
rencontres. Nous ne voulons pas d'une ville qui ne nous
appartiendrait plus, où le constructeur a priorité sur
l'habitant.
Réapproprions-nous la rue, faisons jouer notre droit et
plus si nécessaire. Opposons nous à l'urbanisme
fonctionnaliste et réducteur de libertés que tentent de
nous imposer les décideurs !
Collectif Nantais Contre l'Aéroport
cnca@riseup.net
vendredi 22 février 2013
On se souvient qu’en décembre Jacques Auxiette, président PS des Pays de la Loire avait lancé 2 appels d’offre ( près de 200 000 euros au total) pour recruter des pros de la communication chargés de propager la bonne parole sur le futuraéroport de Notre-Dame-des-Landes ( voir 120 000 euros pour promouvoir l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur le web).
Dix jours plus tard, face au tollé,Jacques Auxiette faisait machine arrière. Il vient de trouver ( à peine) plus subtil: arroser la principale chaîne de télé locale.
Le 13 mars, il va signer une convention de partenariat avec France Télévisions pour “valoriser le fait régional” et “favoriser l’analyse et la compréhension des enjeux locaux“. Et pour cela il offre900 000 euros, répartis sur 3 ans, à France 3 Pays de la Loire. Du jamais-vu. Un comité de pilotage, composé de 2 représentants de la région et 2 autres de la chaîne, veillera au grain: “La Région peut procéder à tout contrôle ou investigation qu’elle juge utile pour s’assurer du respect des engagements.” D’ailleurs, elle se réserve “le droit d’exercer un contrôle sur pièces et sur place, qui consiste en un examen de l’ensemble des pièces justificatives relatives au coût de l’action subventionnée“. Et, si ça ne marche vraiment pas, elle pourra toujours “résilier le présent contrat de façon anticipée pour motif d’intérêt général“.
Comment, après pareil cadeau, les journalistes pourront-ils se permettre un reportage critique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? “ça n’a strictement rien à voir avec l’aéroport, c’est un pur procès d’intention que vous nous faites. Demandez donc aux journalistes ce qu’ils en pensent“, s’émeut la direction du cabinet du président du conseil régional.
Justement, demandons-leur: “Ce n’est pas des couleuvres qu’ils veulent nous faire avaler, ce sont des anacondas“, répond un journaliste, qui tient à rester anonyme. “Déjà qu’on ne parlait pas beaucoup du projet d’aéroport dans nos journaux télévisés, mais alors-là, franchement, j’ai très très peur de ce qui va nous arriver.” Et Fabienne Labigne, déléguée syndicale CGT antenne France 3 Pays de la Loire, de renchérir: “Ce qui nous choque, c’est l’absence de garde-fous et les risques qui pèsent sur notre indépendance éditoriale.” Du côté de la direction de la chaîne, on promet de “rester vigilant“. Pas sûr que cela suffise…
En parallèle se déroule jusqu’au 28 février une offensive carrément publicitaire, celle-là, menée par le syndicat mixte aéroportuaire – dont le patron n’est autre que Jacques Auxiette -, avec campagne et affiches pro-aéroport “Un vrai + pour tous” dans les gares de Nantes, Angers, Rennes, dans les centres commerciaux, pubs dans les quotidiens et les radios locales. Coût: 300 000 euros.
Pour convaincre les récalcitrants, on ne lésine pas, même en pleine période de rigueur…
source: le canard enchainé
NDDL : fronde à Radio France contre la publicité pro-aéroport
22 fév Pour enrayer la montée en puissance dans l’opinion des arguments des opposants à l’aéroport, les présidents des collectivités favorables au projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame des Landes (Pays de Loire, Bretagne administrative, Nantes Metropole, Carene, Cap Atlantique, mairie de Nantes, CG44) ont décidé d’une campagne de publicité de 300.000€ qui devrait être diffusée par radio, affichage et voie de presse.
Seulement, cette campagne de propagande aéroportuaire commence à connaître ses premières difficultés. En effet, les journalistes de Radio France Bleu Loire Océan s’insurgent et ont envoyé une lettre au PDG de Radio-France, Jean-Luc Hees. Ils estiment que le spot publicitaire favorable à l’aéroport « porte atteinte à [leur] travail et [leur] crédibilité »
et qu’ils risquent d’être perçus comme agents d’un média favorable à
l’aéroport, et donc « d’en subir les conséquences sur le terrain »
vis-à-vis des opposants. Les journalistes titulaires assurent « ne cesser de faire vivre le débat […] ne cesser de respecter une stricte neutralité […] ne cesser de résister aux pressions »
exercées de toutes parts sur eux et ne peuvent comprendre comment la
direction puisse accepter le passage d’une telle campagne de publicité « sauf à considérer qu’elle vaut plus que [leur] travail ». Les journalistes craignent en outre que leur indépendance ne soit rognée comme pour leurs collègues de France 3 Pays de Loire, qui va être subventionnée à hauteur de 900.000€ sur trois ans par la région administrative, officiellement pour la « création de nouveaux programmes »
et plus prosaïquement dans le but de maîtriser la communication sur des
sujets aussi sensibles que peuvent l’être la réunification Bretonne ou
l’aéroport de Notre-Dame des Landes.Remise en cause de la neutralité du service public
Depuis hier, la fronde locale des journalistes de Radio France Bleu est soutenue par la CGT de Radio France, qui a envoyé une lettre très critique au président de Radio France. « Surprise » et « choquée » par la diffusion prochaine de ce spot publicitaire favorable à l’aéroport pendant une semaine, la CGT Radio France rappelle qu’au vu du sujet polémique, « il ne s’agit pas d’une campagne anodine » et qu’elle va « remettre en cause la neutralité que se doit de respecter le service public » et « ruiner la crédibilité » et les efforts des journalistes de la station.Par conséquent, la CGT de Radio France demande au président de la station « d’intervenir pour que la campagne ne soit pas diffusée », préférant un éventuel préjudice financier à l’atteinte à l’indépendance de la radio.
Projet d’Etat contre Etat de droit

Un panneau opposé à l’aéroport réalisé par les membres du comité citoyen de Blain.
Mais après s’être heurté à une mobilisation citoyenne de plus en plus forte puis au droit de l’environnement et de l’urbanisme, il se heurte maintenant aux principes généraux du service public. Ceux qui, justement, ont été théorisés dans les années 1920 par le professeur Rolland et qui ont pris force jurisprudentielle sous l’action du Conseil Constitutionnel et du Conseil d’Etat depuis les années 1950. Ainsi, depuis la décision du Conseil Constitutionnel duy 18 septembre 1986 (Liberté de communication), l’obligation de neutralité du service public (et de ses agents) est reconnue comme un principe fondamental, corollaire de celui de l’égalité dans son accès et devant son organisation.
Il apparaît donc probable que la campagne de publicité favorable à l’aéroport ne puisse dérouler légalement sur les médias du service public. Si, comme l’affirment les porteurs du projet, l’aéroport de Notre-Dame des Landes résulte d’une demande générale, c’est donc à ces citoyens favorables de passer sur les médias dont ils disposent la campagne de publicité favorable à l’aéroport. Rappelons qu’il existe une seule « association citoyenne » favorable au projet, l’ACIPRAN, dont les bureaux sont à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Loire-Atlantique. Contre près de 200 comités de lutte citoyens contre l’aéroport dont une dizaine en Loire-Atlantique et des milliers d’habitants du département mobilisés chaque jour contre le projet.
lundi 4 février 2013
ARRIVEE DES MARCHEURS DE NICE
dimanche 20 janvier 2013
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